Sur Christian Bobin : en état de poésie 2

DANS SON ESSENCE MÊME, LA POÉSIE EST DONC LE ROYAUME DE L’ANTI-MEURTRE. POUR ACCÉDER À CETTE TRANSFIGURATION VITALE, ET PERMETTRE À D’AUTRES D’Y ACCÉDER ÉGALEMENT – TEL EST LE SENS ULTIME DE L’ŒUVRE DE HALDAS – LES RESSOURCES LES PLUS CACHÉES DE L’ÊTRE, LES PLUS PROFONDES SONT REQUISES. Matthias Tschabold * 1. Merci pour ces… Lire la suite Sur Christian Bobin : en état de poésie 2

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Sur Georges Haldas : en état de poésie 1

Ce va être long. Un texte pluriel. Long qui réinitie et regroupe plusieurs des textes écrits, publiés puis retirés de l'extime espace de non-où de l'interné... Un texte(s) à propos d'une relation in-time avec la personne poétique de Georges Haldas. « La charité est cette clef », Arthur Rimbaud. * Rimbaud, le premier parmi les modernes semble… Lire la suite Sur Georges Haldas : en état de poésie 1

Les écrivains sans littérature 1; Luc Dietrich : LES CONFESSIONS DE LUC

A propos de Le bonheur des tristes et L'Apprentissage de la ville, Luc Dietrich, Le temps qu'il fait, Edition éolienne, 1995. « Le bonheur est impersonnel, la souffrance a toujours un visage. » (Zamiatine, Nous autres) * « C'est un mot qui a du pouvoir dans l'obscurité. » (Luc Dietrich, L'Apprentissage de la ville.) Plus personne n'écrira comme Luc… Lire la suite Les écrivains sans littérature 1; Luc Dietrich : LES CONFESSIONS DE LUC

Le turbo-capitalisme comme langage

« La peur nue sera donc aussi peu encline à l'abdication que le capital. » (Milosz) * Le capitalisme n'est plus une économie, c'est un langage, un langage qui engage nos corps. Une langue qui est comme un coin enfoncé dans la jonction entre âme et corps : « Or je vous le dis : de toute parole… Lire la suite Le turbo-capitalisme comme langage

Des réactionnaires partout..

réactionnaires partout, néo-réas et christianistes

« Les occidentaux ont réduit le péché lui-même à une seule dimension. Ils l'ont minimisé jusqu'à l'extrême... Ils ne sont pas coupables. C'est leur civilisation qui est coupable. » (Virgil Gheorghiu, La Vingt-Cinquième heure) * En Ton nom Ô Christ, ils invoquent une construction qu'ils voudraient bénie, En Ton nom Ô indicible Suavité ils disent qu'ils bâtissent,… Lire la suite Des réactionnaires partout..

Agamben, tout contre Agamben

Mais, ainsi que le laisse suggérer ce que nous avons noté plus haut, Agamben n'a aucune conscience de ce « statut » de glorifiés, confondant sans cesse ce qui ressort de la louange et ce qui est, dans la langue particulière et rénovée des Pères, la glorification, proprement la participation unitive à la Gloire de Dieu que l'Occident, en effet, ayant oublié l'opérativité complète et la concrétude très réelle de cette « métamorphose invertrice », considère comme « extérieure » aux créatures, comme appartenant à un « autre monde » quasiment inaccessible. Si les créatures doivent chanter et « rendre grâce », ce n'est pas en tant que soumises à une autorité mais bien parce qu'elles sont « prises », conscientes dans le mouvement dynamique des énergies divines qui sont le chant de l'indicible silence; baignées dans les ondes de la circulation érotique de la création glorifiée. Non comme individus strictement étagés comme dans un fonctionnariat hiérarchisée mais comme les âmes « noetisées », spirituellement unies (kata noûn) au Verbe au moyen du baiser spirituel (noéros), désormais « aussi simples et indivisibles qu'elles peuvent l'être. »